Histoires de coworkers

Rencontre avec Manoël Roy, co-fondateur d’Ector

Manoël Roy, co-fondateur de Ector Manoël Roy, co-fondateur de Ector

La Minute Morning #15 avec Manoël Roy d’Ector

Pour cette 15ème Minute Morning, nous sommes allés  chez Morning Coworking Provence rencontrer Manoël Roy, co-fondateur de EctorAu menu de l’interview : des dépose-minutes, des services de voituriers aux petits oignons, un nom de boîte original avec une mention spéciale à toutes les entreprises en « Park quelque chose »… 

Comment est né le concept d’Ector ?

Manoël : « J’ai eu l’idée en passant une partie de mes études en Angleterre, à l’université de Bath. A l’époque, je faisais pas mal d’aller-retours avec la France. J’ai découvert un service de valet parking qu’on a décidé d’importer avec mon associé. En rentrant à Paris j’ai eu envie d’entreprendre et de me lancer en important le concept en France. »

D’où vient le nom Ector ?

M : « Au début, nous étions partis sur un autre nom : SmartPark. Mais il y a tellement de boîtes qui s’appellent “Park quelque chose”, qu’on finit par ne plus savoir ce qu’elles font. Nous avons de changer de nom et de trouver un prénom car notre boulot est d’échanger tous les jours avec des vrais gens, et des voituriers. Nous avons donc choisi de personnifier le concept. Nous sommes tombés d’accord sur Ector en retirant le “H” pour des raisons légales. Aujourd’hui, les gens m’appellent Ector, c’est plutôt bon signe. Ce nom fonctionne bien. »

Quels sont les entrepreneurs qui t’inspirent ?

M : « Airbnb, parce qu’en fait ils ont réussi à faire un truc très difficile que beaucoup de boîtes essaient de faire depuis longtemps : créer de la confiance avec les gens. Ector y travaille tous les jours, arriver à construire cette confiance pour que quelqu’un nous prête ses clefs de voiture.

Uber aussi est un concept qui m’inspire. Non pas que j’admire son fondateur mais il a réussi à faire un truc que peu de boîtes arrivent à faire dans le monde : “scaler” une entreprise dans le transport. Historiquement, le secteur secteur est très local : il y a une SNCF en France, une au Royaume-Uni, une en Allemagne… Uber a réussi à scaler son service de transport dans tous les pays, de manière hyper rapide. »

Quels sont les enjeux de la mobilité aujourd’hui ?

M :  » Je pense qu’il y a deux enjeux majeurs. Le premier, c’est la “multi-modalité”. Un mot assez barbare pour dire qu’on utilise pleins de moyens de transports différents pour aller d’un point A à un point B. Les trottinettes électriques à Paris pour le dernier kilomètre, Trainline pour l’achat de billets de train.

Le second enjeu repose sur l’autonomie de la voiture. Aujourd’hui, toutes les marques de voiture s’y lancent à fond. Qui va gagner ? Cette course folle va-t-elle freiner ou accélérer l’innovation ? Ces questions sont hyper intéressantes. Et si tout le monde s’accorde à dire que l’innovation sera mûre à l’horizon 2030/2050, les enjeux et les usages seront fantastiques pour le consommateur. »

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François Bénard

Responsable éditorial, Morning Coworking.

François est responsable éditorial chez Morning Coworking. Ce qu'il préfère dans cette aventure ? La possibilité offerte par le coworking de se réinventer en permanence, grâce aux voisins.